retour page principale

125 DTLC 1982 - la Bombe à Eau

Le choc... Surtout dans les couleurs des YZ (blanche, selle rouge... Comme la mienne quoi)...

Mon DTLC au camping en Vendée en 1983.

La pub la montrait éclatant le bitume...
C'est le premier Trail 125 à refroidissement liquide... Un pas en avant dans la course vers la puissance (16,5 ch, risible le demi cheval) : pensez donc, plus de 5 ch de gagnés... Plus grand, plus moderne qu'un DTMX, mais toujours équipé du Cantilever et des freins à tambours... M'en fout, je préfère le feeling du tambour en TT...

Celui là, je l'ai toujours, il a parcouru plus de 68 000 bornes, les derniers milliers presque exclusivement en TT... C'est solide ces petites bêtes... Enfin presque...

C'est avec ce 125 que j'ai eu mon premier accident de moto... Une Fiat 131 Super Mirafiori (le premier en mob une semaine avant d'avoir le DTXM avait eu lieu avec la rencontre inopinée à un stop qu'elle grillait entre la Bleue qu'était grise et une Fiat 131... Mirafiori) dont le conducteur n'a pas vu un panneau sens interdit d'un bon mètre de haut : fourche, roue AV, réservoir (en métal, il n'a pas apprécié le contact du trottoir)... Le soir j'allais voir Téléphone, pratique avec des bleus et des contusions un peu partout... Le pire, c'est qu'entre la venue de l'expert, la commande des pièces, le montage qui montre un problème de fourreau, le retour de l'expert, la recommande de pièces... Ben j'ai été privé de moto du 11.11 au 13.02 suivant, Sonauto étant entre temps fermé pour cause de Dakar ;o))

Depuis, il a encore tâté du bitume, mais rien de bien grave... Il a fait plus de 60 000 bornes depuis ce premier choc... Quand je vous dis que c'est solide...

Bon, c'est un 125 2T alors comme d'habitude, segments, amorce de serrage... Mais le refroidissement liquide repousse l'ouverture à 18 000 bornes environ... Actuellement le moteur est sur l'établi, j'attaque la dernière cote ;o)

La pratique assidue du TT lui a valu de changer l'amortisseur AR vers 40 000 bornes... 1800F pièce, heureusement qu'il n'y en a qu'un !
Seul soucis mécanique, un joint de pompe à eau qui a lâché, donc eau plus huile de boîte = mayo :<<

Je lui doit mon plus risible souvenir... En vacances sur la Côte, je graissais ma chaîne quand je vois passer sur le chemin qui borde le camping deux flics... Ils repassent et entrent dans le camp et comme par hasard se dirigent vers moi...
"Papier du véhicule"
Heureusement, je les ai sur moi, ce qui évite de faire l'aller-retour à la tente avec un flic à mes côtés ;o). Un prend le permis, l'autre y jète un œil, prend la carte grise et fait le tour de la moto à la recherche d'un truc à me reprocher... Ne trouvant rien à redire, il finit par aviser une inscription et me fais remarquer...
"Z'avez pas le droit de conduire cette moto"
"?!?!?" Ca fait que deux ans que je roule avec mais bon, en 1984 les 125 ne court plus les rues...
"C'est un 550cc et vous n'avez droit qu'à un 125cc"
"?!?!?" On m'aurait menti ? Mon DTLC est un 550cc ?
Il me montre alors l'inscription qui l'a fait rugir de la sorte (genre le râle de plaisir du fauve qui vient de se trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour le dîner... En effet, il est indiqué 550cc sur le carter...

"OIL 550cc"

"C'est la capacité de la boîte de vitesse en huile"
Je suis certain qu'on se moque encore de lui dans le commisariat de Fréjus et qu'on sort son exemple aux petits jeunes qui débutent pour ne pas tomber dans le piège...

A oui j'oubliais le plus risible de l'histoire... Roulaient en BM les flics ;o)))

Par contre il m'est arrivé une grande frayeur en arrivant sur Angoulême... J'allais avec ma (future-actuelle) femme voir la course d'anciennes, le "Rallye des Remparts" en partant de Bourgenay (85) et sur les derniers kilomètres (surtout la côte pour entrer dans la vieille ville, j'avais la boîte de vitesse qui sautait... Un peu comme si il manquait des dents sur les pignons... Très angoissant, surtout qu'on était un dimanche et qu'on se trouvait à 200 bornes de notre lieu de vacances et 440 de chez moi !!! Enfin, après avoir pris un repas mérité et regardé les courses, j'ai repris la bestiole, passé la première et... J'ai fait depuis des milliers de kilomètres sans que cela ne se reproduise !

On a repris la moto après quelques mois avec l'XTe, pendant une révision... On n'a pas fait grand chose, Vert st Denis-Dammarie (allez, sept bornes) mais ma (toujours future-actuelle) femme ne pouvait pas imaginer qu'on ait pu faire une longue distance "là dessus" tellement c'est vibrant et remuant (les reposes-pied sont fixés sur le bras et donc montent et descendent en fonction de la route)... Alors je lui ai rappelé le "coup" d'Angoulême et le fait que nous sommes en photos au Japon... Hein ? Oh non, nous ne sommes pas allé jusque là mais en allant "voir la mer" en Normandie (et accessoirement passer voir les bateaux des Voiles de la Liberté le 14.07.1989, le jour du départ sur la Seine de ces grands voiliers, magique. En plus il faisait beau, rare un 14.07 ça !!!) en doublant un car de Japonais dans la côte qu'il y a du côté de la centrale sur l'A13, vers Mantes, j'ai vu un mouvement dans le car et des dizaines de paires d'yeux et d'objectifs et de flash immortaliser la performance... Ben quoi, à deux sur un 125 2T en côte ;o)))
Après tout, le DTMX est bien en photo à Daytona... Pour un gars de là bas, élève architecte faisant le tour des châteaux et rammassé à la gare de Melun, qui a fait son baptême de moto derrière moi ;o)))

Si j'ai fais moins de TT "hard" avec lui le radiateur sur le côté n'aidant pas à la décontraction dans les pierriers, tout comme le réservoir en tôle, il a quand même connu quelques "coups"... genre rouler "dans" la Loire pour aller déjeuner sur une île, donner des -mauvaises- idées à un trialeux en TY...
Au "miyeu" de ma forêt préférée, il y a une carrière de sable... On allait souvent jouer là bas, passant d'un étage à l'autre... Un jour pas fait comme un autre, je decide de passer un peu plus à gauche... Ouvrir un nouveau passage quoi... Je m'élance, le bas de la côte, OK, le plan vertical, OK, le bout qui dépasse, pas OK... Ben oui, je suis en l'air, accroché à rien puisque ce petit bout qui dépasse m'a rejeté en arrière... Un bon coup de rein , la roue AR accroche le sable, c'est passé... Le trialeux me vois faire et se dit "s'il passe en Trail, je passe"... Mauvaise pioche... Reprenant mon souffle après cet "exploit" (si, si, attendez la suite ;o) ) j'entends le gars prendre son élan et je regarde comment il va faire quand tout à coup... Passe un TY sans pilote... J'éteins son moteur pour éviter le serrage (allongé sur le flan, gaz en grand avec la poignée plantée dans le sable et regarde dans le vide... Il était écroulé de rire, la tête en bas et les bottes en l'air, n'ayant pas lui réussi à passer la bosse ;o)