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125 DTMX

Ma première moto... M'en fout si chez Larousse et Robert réunis une moto commence au delà de 125cc... C'était ma première moto...

Rien au monde ne pourra replacer sur mes lèvres ce sourire béat que j'y affichais le 1er juillet 1980 au soir...
Je venais de faire 104 km sans caler, à 60 km/h maxi, rodage oblige, mais j'avais enfin trouvé ce qui allait un nouveau sens à ma vie... ;o)

Oh! Je ne renie pas les seize années qui ont précédé, ni celles qui ont suivi. De tous les biens matériels que j'ai pu posséder, la moto est bien ce qui a le plus modifier ma façon d'être... C'est elle qui m'a donner le plus d'amis, le plus de plaisir, le plus de frayeur aussi...

Et ces malheureux 104 km ont été au commencement du chemin... Et il mettaient fin à trois années de frustration... depuis ce jour où, à la sortie du CES j'avais vu un DTMX et que je m'étais dit : "un jour j'en aurais un" avant d'enfourcher mon vélo... Qu'il me semblait énorme ce 125.

Je l'ai eu chez Inter Cross Fontainebleau. On était allé le chercher avec mon père et un de ses collègues, avec une camionnette... Sanglée à l'arrière qu'il a fait ses premières bornes... Avec moi sur la selle pour essayer de l'empêcher de trop bouger dans les tournants ;o)

A quelques semaines près, j'aurais pu avoir gratuitement les rehausseurs de fourche, avec le réglage à air... Mais je l'ai raté... Alors j'ai pris un modèle avec un réservoir jumbo, en fibre... Noir...

Rapidement, une semaine, comme pour toutes mes autres motos, le rodage a été fini... Et déjà, il tâtait du TT... Heureuse époque où un Ministre de l'Environnement n'était même pas une vue de l'esprit...

Il a tout fait, cross sur terrain naturel ou parcours artificiel pirate, trial (escalier et rochers), enduro... Toujours avec la même efficacité et sans peur de casser quoi que ce soit, le bonheur des machines "rustiques"... Et le "plaisir" de le laisser tomber sur une dalle qui n'enfonce pas le réservoir... Par contre, l'énorme feux arrière n'a pas résister à sa rencontre fortuite avec un bout d'arbre, en marche AR... Il a été remplacé par un feu de remorque qui traînait dans la cave...

Au bout d'un moment, j'ai commencer à le modifier... D'abord en retirant les moto-collants YAMAHA du réservoir, de toute façon la peinture ne tenait pas dessus... Et puis il a subit sa mue en machine de TT : garde-boue Falk, cross à l'avant, enduro à l'arrière, avec un petit phare tomate... Avec feu stop quand même. Je les ais attendus quelques semaines ceux-là. Je passais tous les jours chez InterCross qui avait déménagé à melun entre temps. Pour finalement les monter dans l'urgence avant d'aller au ski...

Le garde boue AV sera détruit par un vandale d'un coup de cutter un peu avant que je ne le revende...

A ce moment là, il était complètement noir... Plus le moindre autocollant, la plaque -!- peinte directement sur le garde-boue, un feu tomate plus petit qu'un feu de TY... Et un taré dessus en Barbour qui sur terrain "technique" ne se faisait pas si facilement que ça doubler par des YZ ou des RM ou qui gravissait des marches de 50cm de haut, à toc...

Tellement méconaissable qu'un jour en sortant d'un chemin de ma forêt préférée (et aujourd'hui endommagée par des piétons !!!) je me suis trouvé devant... une camionette de gendarmerie ! Qu'est-ce qu'ils foutaient là, mystère... Me font signe, bien sûr... Pas faire demi-tour, sont armés ;o)))
"Papier du véhicule"... Pendant qu'un des pandores va vérifier que c'est bien ma moto, je discute avec l'autre... Qui me demande si c'est un 500 XT ;o))))

Il m'a aussi permis de prendre mes première vacances seul, avec mon barda... 477 bornes, avec passage sur la RN 152, pour aller faire du camping en Vendée... Joyeux départ un 1er août... Jusqu'à Orléans, dans le brouillard... Et panne sèche totale cinq bornes avant Saumur ;o) poussant plus d'une heure sous le cagnard, je n'ai vu qu'une moto s'arrêter et aller chercher de l'essence... En arrivant à la pompe en poussant toujours, je l'ai retrouvé, essayant vainement d'obtenir un récipient de la pompiste... Aujourd'hui, cette pompe n'existe plus et j'aurais du pousser encore plus loin (faites gaffe sur la RN152, faites le plein quand vous croisez une pompe ouverte sans chercher à réfléchir... Une semaine plus tard, mes parents ont failli se faire prendre au même piège au même endroit avec la voiture !!!) Dire que le midi, m'arrêtant auprès d'une station fermée -ben tiens- pour manger (manque de parking sur la digue) un gus en Estafette m'avait vu et avait fait demi-tour pour voir si j'avais besoin d'aide... Un ancien motard bien sûr...

Bien sûr, son moteur était fragile... Environ tous les 13 000 bornes, il fallait ouvrir pour un serrage ou une amorce... La première fois, je ne savais pas du tout ce que c'était... J'ai serré à moins de 40 km/h... Et le lendemain, j'allais, en roulant, voir mon mécano... Et deux côtes de réalésage d'un coup, deux...

Le mercredi midi, on allait manger vite fait dans un café avec les potes au bahut... En quittant ce lieu de perdition -;o)- coup de kick... Gling, gling, gling... le kick allongé sur la chaussée, noix de kick cassée net...

Une autre fois, un soir, rentrant de Villiers, j'ai eu le bonheur de traverser Melun en 6e... Le sélecteur ayant usé les cannelures de son axe, il tournait complètement sans accrocher une seule vitesse... Les clapets ont beau faciliter la souplesse à bas régime, faut quand même courir longtemps avant de sauter en selle à une vitesse suffisante pour ne pas caler ;o) Mon père a eu le courage de changer l'axe...

Par contre, ne vous lancez jamais dans le remplacement des joints de fourche avec une bande de branquignols entre deux cours... Vu le nombre de bras gauches présents, on a réussit uniquement à en changer un et à vider l'autre tube avant de repartir au Lycée... Ben c'est léger au freinage avec un passager un tube rempli d'huile...
Et surtout, surtout, ne vous trouvez pas à droite d'un camion à un stop quand le dit camion décide de tourner à droite alors qu'il n'en a pas le droit... Un Klaxon de DTMX n'est pas mais pas du tout bruyant ;o) Heureusement que j'ai une grande Gueule sinon on finissait sous les roues de la remorque... Déjà que le pote avait le pied coincé entre le bras oscillant de la pétoire et le garde boue du camion ;o) On est arrivé à l'heure malgré tout... Et on a repris le démontage deux heures plus tard...

Autant j'en ai gardé un grand souvenir et autant je le regrette, autant je n'ai presque pas de photos de lui... Je suis même à sa recherche s'il existe encore... La position de l'amortisseur Ar a été changé et il a du être équipé de prolongateurs de fourche par la grande échasse à qui je l'ai vendu. Sa première immatriculation était 4707 UE 77, il est passé par l'Oise après 1982-1983... Vous le connaissez ?